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Emmanuel Fromond

Né le 28 décembre 1958 à Vincennes, Emmanuel Fromond, avant ses débuts artistiques, a fait des études de droit à l'université de Paris 1 Panthéon Sorbonne. Educateur depuis 1984, son choix pour cette profession a sans doute été inspire par le handicap de son frère dont il est a présent le tuteur.

Le déclenchement de sa passion pour les couleurs et la peinture provient de son attirance pour les arts primitifs: collectionneur d'art premier, il a réunit depuis une vingtaine d'années près de 200 pièces (masques tribaux, statues, objets divers). Sa peinture est résolument moderne. Elle s'appuie sur l'émotion qui émane des cultures primitives, il puise son inspiration dans les origines de l'humanité, dans la grande dimension du cosmos, il est' également influencé par sa préoccupation concernant la souffrance humaine. Sur ses toiles prédominent des couleurs fortes qui explosent et se combinent en une alchimie chromatique qui donne à ses tableaux cette facture si particulière.

Ces dernières années sa peinture a pris une dimension internationale : il a exposé à New York, à Toronto, au Brésil (travail médiatise par la chaîne de télévision Globo), au Vatican et bien sûr en France (Galerie Everarts, Paris). Lors de sa dernière exposition au Vatican, il a reçu d'excellentes critiques, notamment celles de Monseigneur Ciani Americo, assistant national de L'Union Catholique des Artistes Italiens, membre de la Commission des arts et culture du Grand Jubile 2000, du Président de la Galerie Vaticane et de M. Luigi Tallarico (Critique d'art et Expert en Art du Tribunal de Rome ). Son travail a été médiatise par la R.A.I. et par la télévision et radio Vaticane.

 
Peinture Emmanuel Fromond
"Sourire, tristesse, angoisse c'est la poisse. 
La toile est jonchée de couleurs.
C'est le paradis des lueurs, dans un océan de sueur !
Tu est belle petite palette loi qui sourit et qui meurt dans un cadre de silence, plein de vie !"

DES ARTS PREMIERS À LA PEINTURE

Les mots de l'artiste : 

Fascinante Afrique: des cimes du Kenya aux lointaines savanes africaines, à travers les brousses mystérieuses, les vastes forêts verdoyantes ou les falaises grandioses de Bandiagara, l'artiste africain nous entraîne vers l'expression ésotérique et esthétique de son art. Sa statuaire est imprégnée, dans tous ses volumes, de toute la musicalité transcendantale africaine.

Pourtant, à l'origine les critères ethnocentriques du "regard de l'occidental" ont entraîné une relégation de cet art. N'est-il pourtant pas un art total ou le religieux, le magique et l'esthétique ne font qu'un ? Un art, ou le temps est inscrit dans toutes ses dimensions : tant dans la mort, que dans le présent et au sein de toutes ses espérances. N'est-ce pas l'art d'une partie de nos origines; l'une des premières briques de cette pyramide culturelle universelle !

Cet art qu'on dit primitif, avec parfois ce sens "ethno-péjoratif", n'a rien à envier à la civilisation occidentale. On ne peut, en effet, établir de hiérarchie esthétique dans ce qui est différent". Seuls comptent, l'émotion, le contact avec le sujet et l'ouverture vers "l'autre" La culture n'est-elle pas l'ouverture vers un ailleurs ? Les grands peintres du début du siècle n'ont-ils pas su tourner leur regard vers cette fascinante culture ! En s'en inspirant, ils ont pu créer des œuvres remarquables.

Pour moi, l'art primitif est l'une des bases de l'art. C'est le contact originel entre l'artiste

et l'univers qui l'entoure; tant au niveau de sa culture, de ses croyances que de la nature. Cette base, je la retrouve dans les étonnantes similitudes de conception de formes qui existent dans l'ensemble des civilisations primitives.

Depuis ma plus tendre enfance, j'ai toujours été attiré par le mystère qui plane sur ces

civilisations. Mon père étant libraire, j'ai eu la chance de pouvoir mevader souvent dans des livres qui parlaient de ces lointaines contrées. Cela fait maintenant une vingtaine d'années que je collectionne ces étranges sculptures, autrefois objet de culte. Epoque, hélas, révolue à cause de la colonisation et par une mondialisation que rien ne semble arrêter.

Cette collection a influé sur moi comme un révélateur. Elle a canalisé mon regard, et

mon émotion, vers une certaine pratique de la peinture. J'ai un profond respect pour tous ces artistes qui ont su manier l'herminette avec talent et qui m'ont donné l'inspiration pour peindre.

Je ne remercierai jamais assez tous ces hommes, aux noms inconnus, qui m'ont donné le goût de la couleur, du contraste, et de la création

En dernier lieu, ma prière se tourne vers cette Afrique qui à l'heure actuelle souffre de la corruption, de la guerre, de la faim et de la maladie. Je ne peux qu'espérer que les Africains puissent prendre en charge leur destinée en sachant résoudre rapidement ces problèmes. Que les puissants de ce monde s'impliquent plus envers ces souffrances révoltantes qui nous concernent tous ! Claude Nougaro n'a-t-il pas dit: "donne-moi ta main camarade j'ai cinq doigts moi aussi on peut se croire égaux..."

Cette collection n'est pas seulement la mienne. Elle est également le fruit d'une

complicité que j'ai avec ma femme. Et c'est à Claudia que je dédie toutes mes peintures.

Emmanuel Fromond