Maïlys Mendes

Mailys Mendes, née en 2003 à Clermont-Ferrand, est une performeuse drag et artiste plasticienne.
Elle peint et expérimente depuis son adolescence et c’est ainsi que sa pratique artistique explore questions de puberté en tant que femmes et les minorités de genre.
Elle questionne la manière dont les identités sont façonnées par les normes sociales, politiques et culturelles.
Entre scène, image et texte, elle s’intéresse aux corps comme espace de construction, de contrainte et enfin de réappropriation. Comment se reconnaître dans son corps et sa maison, comment transformer, habiter et surtout résister.
En utilisant des matériaux recyclés et récupérés, elle se tente à une démarche écologique et symbolique. Ces matériaux deviennent des corps, des accessoires qui brouillent la frontière entre scène et vie quotidienne, entre corps et maison.
Ses œuvres abordent donc les gestes qui construisent les identités.
Elle souhaite parler à toutes ces personnes qui ont besoin d’espaces sensibles où les émotions, les souvenirs et les expériences minoritaires peuvent être partagés sans honte.
Le chatte à main
2026
Regardez par le judas de la porte et rentrez dans la maison. Mais qui voilà ? Le Chatte à main, celui qu’on laisse voir dehors. Celui qui tient le regard des hommes et la vie d’une femme.
Cet accessoire accompagnant souvent le corps, se métamorphose. Il devient corps. La peau est maltraitée, enjolivée pour le regard des autres. On exhibe notre corps/sac, on le donne, on le montre, on essaie d'en prendre soin.
Latex, fourrure synthétique, boucle de ceinture, fil de fer.
Annonces classées
2026
Vu dans le journal La Montagne à Clermont-Ferrand, des femmes vendent leurs services privés. Le corps des femmes est mis en marché, dans un langage normé, presque anodin.
Retournement de l’objet, alors qu’il était histoire de transaction, les annonces deviennent culotte et dentelle.
Cet œuvre n’est pas à vendre.
Papier mâcher, dentelle, acrylique, nœud de culotte.
La chouineuse
2026
La chouineuse c’est celle qui pleure sans se contrôler, ce n’est pas exagéré. Parce que c’est juste des perles que l’on peut admirer. C’est beau mais qu’est-ce que j’en fais quand elles explosent en cascades ? On les garde et on les transforme. Le noir ce n’est pas du vide, c’est l’endroit d’où on remonte.
Sculpture en carton et papier mâcher, farine, acrylique, fils argentés, tissus, perles.
Ritu.elle
2026
Le processus de la morning routine sur lavabo. Se préparer tous les matins à être une fille, et l’enlever tous les soirs. Entre profondeur et hauteur, entre aplats et 3D, questionnons le réel et l’imaginaire des questions de genre.
Acrylique, argile, strass, tissus, latex, cheveux, cotons, rubans, œils.
Exercice de Masculinité
2026
Dans la salle de bain, on fait sa morning routine. Le rasoir coupe, les normes de genre aussi. Tout en gardant son maquillage, ses faux cils et son fard a paupière, elle veut aussi sentir l’odeur de l’après rasage. Un masque pour éviter de cacher.
Papier mâcher, acrylique, ruban rose, rasoir.




















